Dans le camping municipal très bien situé quasiment sur la plage, côté baie, mais sans piscine ou autre infrastructure, donc peu cher;
Le campeur (ou la campeuse) moyen(ne) est souvent affecté d'une surcharge pondérale certaine, et affublé de vêtements réduits dont les dimensions sont inversement proportionnelles à sa surface corporelle.
le matin les campeurs se lèvent tard, petit déjeunent au vu de tous dans des tenues négligées; ensuite ils revêtent leurs slips de bain un peu minuscules et leurs débardeurs, dévoilant leurs anatomies blanchâtres,rosâtres ou violacées, sautent dans leurs tongs qui font clap clap, se coiffent de couvres chef improbables et peu seyants et partent au supermarché en traînant les pieds (forcément avec les tongs et autres savates) faire le plein d'anisette et de cubis de rosé bon marché, de saucisses et brochettes, et de biscuits apéros qui font 4000 calories aux 100 gr.
Vers 14h00 le campeur déjeune de frites chaudes et de rosé tiède, toujours devant son campement plein de bassines pleines de la vaisselle de la veille;
Vers 16h00, la campeuse munie de ses bassines pleine de vaisselle sale va faire la queue aux lavabos avec toutes les campeuses qui ont précisément les mêmes horaires. Ensuite, vaisselle faite ou reportée au lendemain suite impossibilité d'accéder aux lavabos en raison de la foule, sieste, non pas sur la plage (magnifique et déserte) mais sur des transats en plastique devant leur niche de toile, toujours bien en vue, répandus comme des otaries molles(cf Dali, qui aurait très bien pu dessiner aussi des otaries molles).
Les campeurs vont parfois sur la plage entre 17h45 et 18h22, si la mer est haute (ne pas oublier qu'en Bretagne la marée conditionne la plupart des activités, baignade, planche, pêche à pied etc)
Ensuite c'est l'heure des regroupements de voisins (globalement 3m au maximum entre les niches) devant le sacro saint "petit jaune" qui ne se démode pas, avec une partie de pétanque pour les plus téméraires.
Les ados s'emmerdent ou draguent, près de la cabane à frites, et ne lâchent surtout pas leurs AiePhones ni des mains ni du regard, les bébés hurlent, les enfants se précipitent n'importe comment dans les allées avec ou sur leurs vélos, ils s'appellent Enzo ou Sue Ellen, ou encore Ryan ou Nabila ou Djonny, les vieillards sont absents, vraisemblablement casés pour l'été dans des unités de stockage de vieux (expression de mon vénérable père)
Côté Océan: les familles qui ont des maisons de famille
C'est plus chic, il y a des dériveurs qu'on se lègue de génération en génération, des planches de surf, des canoes, des familles idéales, avec au moins 3 enfants blonds qui s'appellent Hubert, Marie Caroline ou Charles Alexandre, habillées de bleu marine et blanc, quelques rayures parfois mais rien d'ostentatoire;
Les bermudas sont beige, de la bonne longueur, le débardeur n'est pas de mise, on porte des polos blancs ou des chemises bleu clair, à manches longues retroussées, des petites robes Ralph Lauren ou Lacoste ou Liberty, avec un pull marine sur les épaules, et des chaussures de bateau qui ne font pas clap clap. Un panier d'osier qu'on a acheté au marché local remplace le sac super U, ni bob ni casquette, le cheveu est épais, les mèches blondes et salées.
Les enfants ne hurlent pas, disent merci et s'il vous plaît; quelques vieillards élégants et bronzés sourient poliment en ne pouvant pas s'asseoir parce que la plage est trop basse, et qu'il ne pourraient se relever, les ados font de la voile et du surf sans leur AiePhone, et se donnent rendez vous le soir au Club House, ou chez leurs amis Marie Clotilde et Louis Nicolas.
Je ne tirerai aucune conclusion de ces observations, sinon que chacun dans sa catégorie semble vraiment profiter des vacances, le campeur globalement peut être plus souriant que les dames de l'océan.
She should have died hereafter ; There would have been a time for such a word.? To-morrow, and to-morrow, and to-morrow, Creeps in this petty pace from day to day, To the last syllable of recorded time ; And all our yesterdays have lighted fools The way to dusty death. Out, out, brief candle ! Life's but a walking shadow ; a poor player, That struts and frets his hour upon the stage, And then is heard no more : it is a tale Told by an idiot, full of sound and fury, Signifying nothing.
"Elle aurait dû attendre pour mourir ; Le moment serait toujours venu de prononcer ces mots. Demain, et puis demain, et puis demain, Glissent à petits pas d'un jour à l'autre Jusqu'à la dernière syllabe du registre des temps ; Et tous nos hiers n'ont fait qu'éclairer pour des fous La route de la mort poussiéreuse. Eteins-toi, éteins-toi, brève chandelle ! La vie n'est qu'une ombre errante ; un pauvre acteur qui se pavane et s'agite une heure sur la scène Et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, Et qui ne signifie rien."
31 Effectivement, la tour Eiffel sera illuminée en bleu blanc rouge pendant 3 jours, Le Parisien titre "Solitaire et silencieux" en parlant du chauffeur du camion.....et les coureurs du tour de France, vont écrire "je suis Nice" sur leur maillot ?
Avec ma copine Ursula, nous avions testé la soirée swing du vendredi, au même endroit, dans la cour du musée Fabre à Montpellier; c'était gai, très sympa, la plupart des gens dansaient plutôt bien, et semblaient vraiment s'amuser.
La Milonga du mercredi 6 juillet...c'était pas ça !
Des couples entre 2 âges et plutôt du mauvais côté de l'âge, les hommes le plus souvent nettement plus petits que leurs partenaires de surcroît juchées sur des talons aiguilles, à peine revêtues de robes trop courtes et de bronzages trop intenses.
Presque tous sont raides, figés,le visage crispé, très appliqués à décortiquer leurs pas, à déplacer leurs pieds de façon méthodique, plusieurs femmes confondant une cambrure aguicheuse avec un fessier projeté en arrière de façon très inélégante, bref très très loin d'une danse en principe rythmée, fluide et sensuelle, tout cela sur des morceaux de tango quasiment tous les mêmes, et les plus ringards qui soient.
Nous sommes tombées d'accord avec Ursula pour appeler ça le "tango musette"... nous n'y retournerons pas